


















Et si, à l'occasion de la sortie du surprenant Shine A Light scorcesien et à la demande générale, on se débarrassait de quelques vrais-faux mythes stoniens, quitte à en dégonfler gentiment la baudruche ? L'embarras du choix, à vrai dire, même en s'en tenant qu'à du classique patenté, de la fameuse barre Mars intimement couvée par une Marianne Faithfull plus vraiment en lice pour le bal des débutantes, au ménage à trois Jagger-Bowie et Madame, avec, en prime, la totale sur ces increvables foutaises de transfusion sanguine intégrale suisse et de mort de Jagger (avant qu'il ne devienne transsexuel à la fin des années 1970, comme on sait)... On fait le point ?
« The church is a fucking joke. I'm into what's beyond that. The occult if you like » : les fans auront reconnu Jaz Coleman, fascinant et déroutant leader de Killing Joke, groupe pionnier du Metal industriel tellurique dont l'oeuvre, dans une formule fameuse, évoquerait « the sound of the earth vomiting »... Ainsi planté, le décor se fait autoroute pour la présente chronique et, là, excusez du peu, on convoque rien moins que le New Zealand Symphony Orchestra, les tambours du Bronx, la Rugby World Cup de 1998, les attentats du 11 septembre, les collusions du pape Pie XI avec le régime nazi, le vieil Aleister bien sûr, une panspermie trop souvent négligée par les rockers, les pyramides (égyptiennes...), l'apocalypse en Islande avec, forcément, l'insupportable farfadet des Sugarcubes - et puis, bien sûr, la polémique avec avec Nirvana et une louche sur ces pauvres Mötley Crüe...
De retour avec nos Beatles et, cette semaine, leurs méconnues mésaventures discographiques américaines, avec Capitol pour ne pas les nommer... Une idole anglaise, en fait australienne, inconnue, une copulation vinylique, quatre titres cultes recherchés comme le Graal et le comique Martin Lewis, un collier de saucisses, des clous, des poupées et des blouses de bouchers, c'est parti...
Vous reprendrez bien un peu de punk ? On se déchire encore sur les vrais précurseurs du genre, des garage bands ricains à l'Iguane et ses Stooges en passant par certains glam-rockers à tendance hardisante, les Ramones voire, pourquoi pas, les Sex Pistols - une chose est sûre, pourtant, les Damned font partie de la légende du genre, et pas seulement parce qu'ils furent les premiers punks british à enregistrer un single, le fameux « New Rose », et un album tant qu'on y est... Quand début 1976, Dave Vanian (chant), Captain Sensible (basse) et Rat Scabies (batterie) - des noms de scène faut-il le préciser - débauchent le gratteux Brian James du groupe London SS (pour « Social Security »...) où frayèrent le futur Clash Mick Jones et le bassiste Tony James qu'on retrouvera dans Generation X et Sigue Sigue Sputnik, l'histoire se met en marche, a-t-on envie de dire... Un premier concert mythique le 6 juillet 1976 au 100 Club à Londres (tiens, avec les Sex Pistols) et une apparition tout aussi fameuse au premier festival punk européen de Mont-de-Marsan, le 21 août 1976 et c'est parti pour une aventure aux nombreux rebondissements, dans la grande tradition punk... En vrac, en ces colonnes : le fantôme de Syd Barrett, un oeil qui saute, Bonham rabroué, la quête des Monty Python, la bourgade occitane de Rennes-le-Château, l'étrange curé Bérenger Saunière, et deux coeurs d'animaux sur le pas de la porte...












